Comme
le dit si bien Théodore Monod:
"
Parler du désert, ne serait-ce pas lui rendre hommage de notre silence
et non pas de nos vains bavardages."
Véritable
monastère laïc à ciel ouvert, le désert n'apprend rien. Il est seulement
un lieu privilégié pour le travail intérieur.
Aller
dans le désert c'est aller vers soi-même, vers ce qui est immobile
au cœur même de notre marche, plus proche de nous que notre propre
souffle.
Celui
qui connaît le désert ne sera plus jamais le même, il portera toujours
en lui la nostalgie d'y retourner. Marcher consciemment dans le désert
est pour moi une des plus hautes méditations qui soient.
L'esprit
est comme lavé des scories qui le parasitent sans cesse dans le quotidien
habituel, la paix profonde qui nous habite éclot alors comme une fleur
de lotus. Soudain l'infini que nous sommes se révèle et il n'y a plus
de questions, seulement la présence à ce qui est.
"Dans
le désert le paysage ne parle pas, il prophétise."
Rainer
M. Rilke
Pour
profiter au maximum du désert, encore faut-il se donner à lui et laisser
chez nous toutes ces fausses images de nous.
Le désert
permet , à celle et celui qui le souhaitent, de vivre une véritable
initiation, de laisser ces moments vécus dans le silence du mental
venir l’habiter. Après avoir vidé le trop plein se remplir du Vide
qui est Tout est une expérience transcendante qui dépasse l’entendement
intellectuel !