Programme - Marche consciente année en cours Contactez Daniel Zanin Découvrez la Marche Afghane Découvrez la Marche consciente Invitations aux voyages L'art de la marche au travers des expérience

On me demande souvent ce qu’est la marche consciente que je propose d’expérimenter. Autant expliquer avec des mots le goût d’une mangue à quelqu’un qui n’en a jamais mangé! D’autant que le mot marche consciente est utilisé par de nombreuses traditions alors que ce que je propose découle de ma propre expérience. J’ai dû chercher un nom le plus évocateur possible et marche consciente s’est imposé de lui même.

Je crois qu’il est utile que je tente d’évoquer les grandes lignes du parcours qui est le mien dans lequel la marche tient une place importante, s’intégrant parfaitement dans une recherche intérieure qui m’a conduit auprès d’Arnaud Desjardins puis Douglas Harding dont l’enseignement inspire maintenant ma vie à travers la vision directe de qui nous sommes vraiment, vraiment.

Marcher sans tête :

Avec l’accord et le soutien de Douglas Harding et en harmonie avec son enseignement ( Vivre sans tête ), j’ai décidé de cette appellation pour situer ce que je propose d’expérimenter. Pendant les sorties de marche consciente, j’intègrerai de plus en plus les exercices simples mis au point par ce génial gentleman anglais pour tenter de répondre à la question : qui suis-je ou plutôt que suis-je ?

Il y a 17 ans, étouffant littéralement dans un travail insipide à la S.N.C.F, je m’étais déjà renseigné pour suivre une formation de Sophrologue mais à cette époque il fallait être membre du corps médical ou para médical. J’avais cependant mis cela dans un petit coin de mon esprit, sachant que rien n’est impossible à celui qui est motivé.

Bien des années plus tard, grâce au hasard, cet ami précieux qui m’accompagne depuis toujours, j’ai enfin pu suivre cette formation auprès de l’Académie Dauphiné Savoie de Sophrologie Caycédienne .

Entre temps, il y a 17 ans j’obtenais le diplôme d’Accompagnateur en montagne et depuis j’ai exercé essentiellement ce métier. En France bien sûr mais aussi dans les régions himalayennes des dieux et du sourire éternel : Népal et Ladakh et depuis 1998 dans le désert ( Libye et Tunisie.)

Petit à petit, randonnée après randonnée, j’ai pris conscience de tout ce que la marche peut....

Petit à petit, randonnée après randonnée, j’ai pris conscience de tout ce que la marche peut apporter à l’être humain moderne, stressé par son quotidien urbain, coupé de ses racines et de la nature mais aussi à tout être désireux de vivre une vie harmonieuse et consciente.

J’ai ressenti que la marche était l’antidote naturel au malaise créé par le monde actuel, cette impression étant vérifiée par le nombre sans cesse croissant de randonneurs.

J’ai senti également que ces bienfaits pouvaient être encore plus grands si cette marche s’effectue dans un certain état de conscience, par la pratique de la vigilance dans l’action.

J’ai commencé à marcher en étant de plus en plus présent à ma respiration, à mon corps, à la façon de poser mes pieds, au rythme lent et régulier qui peu à peu amène l’esprit vers le calme et la paix intérieure.

J’ai expérimenté certaines façons de marcher et mon étonnement a été grand de les retrouver par la suite dans certaines techniques tirées du Zen, du Bouddhisme, du Yoga, du chamanisme ou d’autres traditions.

Au début je me suis contenté de donner aux personnes que j’accompagnais quelques conseils afin qu’elles profitent mieux de leurs randonnées : petits pas réguliers, bien respirer, penser à boire...

De nombreuses personnes ont été étonnées de se découvrir une résistance à l’effort qu’elles ne soupçonnaient pas. D’autres se demandaient la première heure si elles allaient pouvoir marcher à un rythme aussi différent de celui qu’elles avaient l’habitude d’avoir. A la fin d’une semaine ces mêmes personnes reconnaissaient tout le plaisir qu’elles retiraient de cette façon de marcher.

Je réussissais de plus en plus à faire apprécier des moments de marche silencieuse, ce qui parfois relevait de l’exploit, tant le besoin de parler est grand au détriment de la conscience de l’instant présent.

C’est pourquoi durant toutes les journées de marche consciente, je propose de marcher en silence, le silence créateur, garant d’une vigilance accrue à ce qui est, d’instant en instant.

Lorsque, il y a quelques années de cela, j’ai eu envie de partager cette marche consciente , j’ai dû passer outre une petite voix intérieure qui disait que j’étais bien prétentieux de vouloir apprendre à marcher aux autres, étant donné que tout le monde fait cela depuis son plus jeune âge .

Là encore la vie m’a donné un coup de pouce, au hasard des rencontres et des lectures et notamment une conférence de Jean Yves LELOUP intitulée" le bonheur est dans la marche."

Ce que je propose n’est pas une découverte récente, déjà il y a plus de 2000 ans le Bouddha disait qu‘en concentrant son esprit sur la plante des pieds on pouvait guérir de 80 000 maladies.

En marchant on développe le cerveau droit, si atrophié chez l’occidental, on acquiert peu à peu une conscience du corps, la corporalité, nous permettant par là même d’être présent, d’avoir une réelle présence à soi même et à la Vie. Mieux connaître son corps pour un jour revenir chez nous, dans la demeure royale comme dit Douglas Harding, et voir que nous ne sommes pas ce corps, pas ces pensées, pas ces émotions.

Il est également possible d’expérimenter des états de conscience comme il m’est arrivé d’en vivre plusieurs fois, notamment lors de trekkings en Himalaya ou dans le désert. Soudain l’impression en regardant le paysage de devenir le paysage, d’être le paysage, l’observateur et la chose observée ne faisant plus qu’un. Ce n’est plus moi qui regarde mais la Conscience. Non plus je regarde la montagne mais la montagne est regardée.

Nous pourrons également partager la pratique de la marche afghane , moyen très efficace pour marcher sans se fatiguer et se régénérer .En étant en même temps reliés aux femmes afghanes qui elles doivent marcher sur la pointe des pieds pour ne pas faire de bruit!

Voilà pour cette présentation à laquelle il manque beaucoup certainement mais qui vous permettra de mieux saisir les raisons et l’esprit de ce que je propose d’expérimenter.

J’espère qu’à la fin de ces pratiques vous repartirez enrichis, que certains auront envie d’approfondir ces moments passés ensemble et que nous aurons l’occasion de partager encore le chemin vers la pleine conscience. Marcher consciemment, c’est marcher en profondeur : non seulement vers l’avant, de long en large mais chacun de nos pas nous conduit vers ce que nous sommes vraiment en profondeur et que la marche révèle petit à petit. En marchant, nous laissons un certain nombre de nos bagages, un certain nombre de masques pour retrouver peut être notre vrai visage originel, celui que nous avions avant notre naissance, comme dit le Zen.

En marchant consciemment nous évitons de nous identifier à quelqu’un qui marche consciemment, ce qui serait une identification supplémentaire à ajouter à notre panoplie déjà bien fournie!

Bonne marche sur le sentier de la pleine conscience!

A bientôt

Amitiés

Daniel


Retour Accueil